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Loi Duplomb, acétamipride et néonicotinoïdes : le grand décryptage
2,1 millions de signatures contre, 26 pays européens qui l’autorisent, un Conseil constitutionnel qui censure, un Conseil d’État qui alerte, et une récolte de betteraves 2025 record… sans le moindre néonicotinoïde. Le dossier de la loi Duplomb et de la possible réintroduction de l’acétamipride, ce néonicotinoïde interdit en France depuis 2018, concentre toutes les contradictions du moment agricole français. Chez ALLO FRELONS, professionnels de la lutte contre les hyménoptères et observateurs quotidiens de l’état des pollinisateurs, nous décortiquons les faits — chiffres et sources à l’appui — et nous prenons position, y compris sur un angle que personne ne traite : l’impact de l’acétamipride et des néonicotinoïdes sur l’efficacité de la lutte contre les frelons asiatiques.
Sept dates pour comprendre le dossier acétamipride / Duplomb. Sources : Conseil constitutionnel, EFSA, CJUE, Assemblée nationale.
Loi Duplomb : où en est-on exactement en mai 2026 ?
Avant d’entrer dans le débat, il faut poser les faits, dates et textes — tels qu’ils figurent au Journal officiel, dans les décisions de justice et dans les avis scientifiques publics.
Le cadre français
- 2016 : la « loi Biodiversité » (article 125) vote l’interdiction de principe des néonicotinoïdes.
- 1er septembre 2018 : interdiction effective en France des cinq néonicotinoïdes (acétamipride, clothianidine, imidaclopride, thiaclopride, thiaméthoxame).
- 2020–2023 : dérogations annuelles accordées à la filière betterave sucrière pour faire face à la jaunisse virale.
- Janvier 2023 : la Cour de justice de l’Union européenne (arrêt Pesticide Action Network Europe, affaire C-162/21) interdit aux États membres d’autoriser des dérogations d’urgence sur des semences traitées avec des produits formellement interdits. Les dérogations françaises tombent.
- 1er novembre 2024 : dépôt au Sénat de la proposition de loi Duplomb, cosignée à l’origine par 200 sénateurs.
- 26 mai 2025 : l’examen à l’Assemblée nationale est bloqué par une motion de rejet déposée par les soutiens du texte eux-mêmes, pour court-circuiter 2 000 amendements de l’opposition et envoyer directement le texte en commission mixte paritaire.
- 8 juillet 2025 : adoption définitive à l’Assemblée par 316 voix contre 223.
- 7 août 2025 : le Conseil constitutionnel censure la disposition réintroduisant l’acétamipride, jugeant la mesure contraire à la Charte de l’environnement.
- 12 août 2025 : Emmanuel Macron promulgue la loi sans l’acétamipride (LOI n° 2025-794).
- 30 janvier 2026 : Laurent Duplomb dépose au Sénat la loi « Duplomb 2 », articulée en trois articles très ciblés (voir plus loin).
- 26 mars 2026 : le Conseil d’État rend un avis très critique sur Duplomb 2, reconnaissant des « risques documentés et sérieux » sur les abeilles et les organismes non ciblés.
- Avril–mai 2026 : Gérard Larcher, président du Sénat, écrit à Emmanuel Macron, Sébastien Lecornu et Annie Genevard pour pousser l’intégration de la mesure au projet de loi d’urgence agricole.
Le cadre européen
- 2013 : moratoire partiel de la Commission européenne sur trois néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride, thiaméthoxame).
- 2018 : interdiction d’usage extérieur de ces trois substances dans toute l’UE.
- Acétamipride : réapprouvé au niveau européen jusqu’au 28 février 2033, sur la base d’un avis EFSA de 2017 jugeant le risque « faible » pour les abeilles.
- Mai 2024 — coup de tonnerre scientifique : l’EFSA publie un nouvel avis identifiant des « incertitudes majeures » sur la neurotoxicité développementale (DNT) de l’acétamipride et recommande de diviser par 5 la dose journalière admissible, qui passe de 0,025 à 0,005 mg/kg pc/jour. Elle recommande dans la foulée d’abaisser les limites maximales de résidus (LMR) sur 38 cultures.
- Mai 2025 : PAN Europe (Pesticide Action Network) demande officiellement la suspension de l’approbation européenne de l’acétamipride.
- Octobre 2025 : la Commission européenne ouvre la première procédure d’infraction « néonicotinoïdes » de son histoire — contre la Roumanie, pour dérogations illégales.
L’acétamipride : la molécule au cœur du débat
Qu’est-ce que c’est ?
L’acétamipride est un insecticide néonicotinoïde de seconde génération, développé par le groupe japonais Nippon Soda et mis sur le marché en 1996. Comme tous les néonicotinoïdes — dont nous détaillons le fonctionnement, les effets et les alternatives dans notre guide complet — c’est un neurotoxique systémique. La plante l’absorbe et le diffuse dans tous ses tissus, y compris le pollen et le nectar. Il agit en se fixant sur les récepteurs nicotiniques de l’acétylcholine, le principal neurotransmetteur du système nerveux des insectes.
Ses cibles : pucerons (notamment ceux qui transmettent la jaunisse virale de la betterave), cicadelles, aleurodes, mouches blanches, balanin de la noisette, carpocapse de la pomme. Ses noms commerciaux les plus connus en formulation agricole : Mospilan, Suprême, Polysect, Gazelle, Epik, Carnadine.
Pourquoi l’EFSA a-t-elle changé d’avis en mai 2024 ?
Pendant longtemps, l’acétamipride a été présenté comme le « bon élève » de la famille des néonicotinoïdes : moins persistant, moins toxique pour les abeilles à dose létale aiguë. Mais l’avis de l’EFSA de mai 2024 a renversé cette présentation. Les experts européens ont reconnu que la molécule active et désensibilise les récepteurs nicotiniques de l’acétylcholine chez les mammifères dès une concentration de 1 μM. Autrement dit : pas seulement chez l’insecte cible, mais aussi chez l’humain — et plus particulièrement chez l’enfant et le fœtus, dont le système nerveux est en développement.
Cet avis a justifié la division par 5 de la DJA — une décision rarissime dans l’histoire de la régulation phytosanitaire européenne. Détail souvent oublié : c’est la France qui est à l’origine de cette saisine de l’EFSA. Difficile, dès lors, d’argumenter que les craintes des opposants à la loi Duplomb relèvent du « fantasme antiscience ».

Schéma du cycle de contamination de l’acétamipride. Sources : EFSA mai 2024, Ministère de la Transition écologique (eaux souterraines), Nature Scientific Reports 2024 (effets sublétaux).
L’acétamipride dans l’urine des enfants de la région rochelaise. En octobre 2024, l’association Avenir Santé Environnement a publié les résultats d’une étude menée sur 72 enfants de la région de La Rochelle : 14 molécules de pesticides ont été retrouvées dans leurs cheveux et urines, dont de l’acétamipride à forte concentration chez les plus jeunes. Particularité : la molécule est interdite en France depuis 2018. Une concentration « aiguë, comme lors d’un épandage » selon les toxicologues consultés, qui pose la question d’une exposition environnementale persistante six ans après l’interdiction.
L’acétamipride : où le trouve-t-on encore en France ?
Bien qu’interdit en agriculture depuis 2018, l’acétamipride n’a pas totalement disparu de l’environnement quotidien des Français. Une enquête de Reporterre (septembre 2025) recense 213 produits biocides ou vétérinaires qui en contiennent encore : colliers antipuces pour chiens et chats, sprays insecticides domestiques (antifourmis, antimouches, anticafards, antiguêpes), traitements contre punaises de lit. Le journal Fakir a ironisé sur le paradoxe : « Interdits dans les champs, autorisés sur nos animaux et dans nos foyers ». C’est aussi par ce canal que l’acétamipride continue de polluer les nappes phréatiques : entre 2019 et 2022, le ministère de la Transition écologique a détecté 588 pesticides sur 782 surveillés au moins une fois dans les eaux souterraines françaises.
Loi Duplomb : qui défend quoi ?
Le camp pro-réintroduction
- Laurent Duplomb (LR, Haute-Loire), agriculteur de profession, auteur des deux propositions de loi.
- Gérard Larcher, président du Sénat, a écrit en avril 2026 à Emmanuel Macron, Sébastien Lecornu et Annie Genevard : « Je n’identifie plus aucun obstacle de nature constitutionnelle justifiant d’écarter ce texte ».
- Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, défend une réintroduction « strictement encadrée » et rappelle que « sur plus de 98 % du territoire agricole, cette molécule ne sera pas utilisée ».
- FNSEA et Coordination Rurale : portent depuis des années le slogan « pas d’interdiction sans solution ».
- Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) : revendique une « impasse technique » depuis 2023 et la fin des dérogations.
- Argument-massue : la distorsion de concurrence européenne. L’acétamipride est autorisé dans les 26 autres États membres de l’UE (utilisation massive notamment en Allemagne, Pologne, Italie, Estonie, Croatie). La France importe donc des produits traités avec une molécule qu’elle interdit chez elle.
Le camp opposé
- Le Conseil constitutionnel, décision du 7 août 2025 : les néonicotinoïdes ont « des incidences sur la biodiversité, en particulier sur les insectes pollinisateurs et les oiseaux, des conséquences sur la qualité de l’eau et des sols, des risques pour la santé humaine ».
- Le Conseil d’État, avis du 26 mars 2026 : risques « documentés et sérieux » ; exigence que toute réautorisation s’appuie sur « les données scientifiques les plus récentes ».
- L’ANSES, juillet 2025 : « des solutions alternatives efficaces et opérationnelles existent depuis des années ».
- Yannick Neuder, ministre de la Santé, a publiquement demandé une réévaluation européenne de l’acétamipride — fait rare au sein d’un même gouvernement.
- Le Conseil scientifique du CNRS, les sociétés savantes de cancérologie, pédiatrie, endocrinologie, hématologie et neurologie ont signé un appel commun.
- La Ligue contre le cancer : qualifie la réintroduction de « camouflet pour le principe de précaution », rappelant les expertises INSERM de 2013 et 2021 établissant un lien entre exposition aux pesticides et lymphomes non hodgkiniens, myélomes, cancers de la prostate et cancers de l’enfant.
- UNAF (apiculteurs), FNE, Pollinis, Générations Futures, PAN Europe : front associatif et juridique à l’origine des saisines du Conseil constitutionnel.
- Confédération paysanne : seul syndicat agricole opposé à la réintroduction.
- INRAE : porteur du Programme National de Recherche et d’Innovation (PNRI), doté de 7,2 M€ depuis 2021 pour développer les alternatives en betterave (plantes compagnes, biocontrôle, choix variétaux, fertilisation azotée).
La pétition Pattery : un record démocratique
Le visage de l’opposition citoyenne, c’est Éléonore Pattery, 23 ans, étudiante en Master QSE/RSE. Le 10 juillet 2025, deux jours après l’adoption de la loi à l’Assemblée, elle lance une pétition sur la plateforme officielle de l’Assemblée nationale. Au 28 juillet 2025, soit en moins de trois semaines, le seuil des 500 000 signatures est franchi pour la première fois dans l’histoire du dispositif. Au final : plus de 2,1 millions de signataires. Le débat sans vote à l’Assemblée — autre première historique — a lieu le 11 février 2026.
Quand un débat politique engage la santé publique ou l’écologie — c’est-à-dire le bien commun, ce qui ne se renégocie pas chaque trimestre — chaque citoyen a non seulement le droit, mais le devoir de vérifier qui parle, au nom de qui, et avec quels intérêts. Cela vaut pour les décideurs : parlementaires propriétaires d’exploitations agricoles, anciens présidents de syndicats devenus législateurs sur les sujets qu’ils défendaient hier, ministres issus du privé, experts membres de comités cofinancés par les industries qu’ils sont censés évaluer. Cela vaut tout autant pour les médias qui couvrent ces débats : actionnariat, dépendance publicitaire, partenariats commerciaux, financement de leurs émissions et de leurs invités. Les outils existent et sont publics — déclarations d’intérêts publiées par la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP), registre des représentants d’intérêts, mentions d’actionnariat obligatoires en tête des sites de presse. Les ignorer, c’est accepter qu’une minorité d’intérêts privés négocie à notre place le contenu de notre assiette, l’air que nos enfants respirent et l’eau que nous buvons.
Faites-vous votre propre opinion
Reel partagé sur les réseaux pour alimenter le débat. À confronter, contredire ou approfondir avec d’autres sources — c’est tout l’objet de cette section.
L’argument-massue qui change tout : la récolte de betteraves 2025
Sans acétamipride, ni aucun autre néonicotinoïde, la récolte française de betteraves 2025 a atteint 91 tonnes / hectare. Soit 11 % au-dessus de la moyenne olympique des 5 dernières années (80 t/ha), selon les chiffres rapportés par Laurence Girard dans Le Monde. L’année 2025 avait pourtant été marquée par une forte pression de pucerons en juillet, qui faisait redouter un scénario 2020 où 30 % de la récolte avait été perdue. Les betteraviers attribuent ce résultat à la « chance » et à une « météo favorable ». Mais le fait est là, brut : la thèse de l’« impasse technique » justifiant le retour à l’acétamipride encaisse un démenti factuel difficile à contourner.
Les filières concernées par Duplomb 2 (chiffres officiels)
| Filière | Surface / production | Ravageur ciblé | Demande Duplomb 2 |
|---|---|---|---|
| Betterave sucrière | 411 770 ha, ~23 000 planteurs, 1er producteur européen | Pucerons vecteurs de la jaunisse virale (BYV) | Acétamipride en pulvérisation + flupyradifurone en enrobage |
| Noisette | 7 900 ha, ~350 producteurs (filière qui alimente Ferrero/Nutella) | Balanin, punaise diabolique | Acétamipride en pulvérisation |
| Pomme, cerise | Filières fruitières | Carpocapse, mouche de la cerise | Acétamipride / flupyradifurone |
Selon la ministre Annie Genevard, ces cultures représentent moins de 2 % du territoire agricole français. Argument à double tranchant : si l’enjeu est si limité géographiquement, justifie-t-il un tel passage en force juridique ?
Le paradoxe Ferrero. L’Italie, premier producteur européen de noisettes — qui fournit l’essentiel des noisettes de la pâte à tartiner Nutella du groupe Ferrero — autorise et utilise l’acétamipride. La France importe donc massivement des noisettes traitées avec une molécule qu’elle interdit sur son sol. C’est l’angle « distorsion de concurrence » utilisé par Laurent Duplomb. Les opposants répondent : la solution n’est pas de réintroduire la molécule en France, mais d’imposer son retrait au niveau européen — ce que demande précisément PAN Europe depuis mai 2025.
Pour vs contre : le tableau complet
| Arguments des partisans | Arguments des opposants |
|---|---|
| Risque de disparition des filières betterave, noisette, pomme, cerise | Rendement betterave 2025 : 91 t/ha, sans néonicotinoïdes (+11 % vs moyenne) |
| Distorsion de concurrence : 26 États membres autorisent l’acétamipride | EFSA mai 2024 : DJA divisée par 5, neurotoxicité développementale confirmée |
| EFSA jusqu’en 2017 : « risque faible pour les abeilles » | EFSA mai 2024 : « incertitudes majeures », saisine à l’initiative française |
| Dérogations « strictement encadrées » : 1 an + avis ANSES préalable | Acétamipride retrouvé dans l’urine d’enfants 6 ans après son interdiction |
| Souveraineté alimentaire et sauvetage de l’emploi rural | ANSES : alternatives « efficaces et opérationnelles existent depuis des années » |
| Moins de 2 % du territoire agricole concerné (Genevard) | 2,1 millions de signatures, opposition CNRS, Ligue cancer, sociétés savantes |
| Sauvetage de la filière sucrière (1er producteur européen) | Conseil constitutionnel + Conseil d’État : risques sérieux confirmés |
Les alternatives existent-elles vraiment ?
Sur cette question, INRAE et ANSES convergent. Le rapport ANSES de 2018, complété par celui de l’INRAE rendu en octobre 2025, est clair :
- Une alternative existe dans 96 % des usages de néonicotinoïdes en France (152 usages, 120 plantes cultivées, 279 espèces nuisibles examinés).
- Dans 89 % des cas, cette alternative est un autre insecticide chimique (souvent un pyréthrinoïde) — donc imparfaite.
- Mais dans 78 % des cas, au moins une méthode non chimique est disponible et opérationnelle.
Les leviers concrets, que nous détaillons dans notre article de référence sur les alternatives durables aux néonicotinoïdes :
- Insecticides foliaires moins nocifs : flonicamide, spirotétramate — plus spécifiques aux pucerons, impact moindre sur les pollinisateurs.
- Biocontrôle : Lecanicillium muscarium, parasitoïdes, coccinelles, syrphes, chrysopes.
- Méthodes agronomiques : choix de variétés tolérantes, plantes compagnes (orge dans la betterave), réduction de la fertilisation azotée précoce qui attire les pucerons.
- Infrastructures agroécologiques : haies, bandes fleuries, jachères mellifères.
- Programme INRAE PNRI (Plan National de Recherche et d’Innovation) : 7,2 M€ depuis 2021, ciblé sur la betterave, qui combine ces leviers.
L’INRAE évalue l’efficacité combinée de ces approches à environ 70 % sur les pucerons et 50 % sur la jaunisse — inférieure à un traitement néonicotinoïde, mais multifactorielle et durable. La vraie question, dès lors, n’est pas « y a-t-il des alternatives ? » mais « sommes-nous prêts à accompagner financièrement les agriculteurs sur les 3 à 7 ans nécessaires à la transition ? ».
L’angle que personne ne traite : pesticides, frelons asiatiques… et ce qu’ALLO FRELONS utilise vraiment
Voici le sujet que les médias généralistes oublient systématiquement, et qui nous concerne directement, nous, professionnels de la lutte contre les hyménoptères : les produits biocides sont utilisés par les entreprises de pest control pour la destruction des nids de frelons asiatiques (Vespa velutina) — perches télescopiques équipées de poudreuses, poudrage direct dans le nid.
L’interdiction française de 2018 portait sur les usages phytopharmaceutiques (agriculture). Mais l’usage biocide — qui inclut la destruction de nids et les traitements biocides — relève d’un autre règlement européen (le BPR, Biocidal Products Regulation) et n’a pas été frappé par la même interdiction. Résultat paradoxal : une molécule retirée des champs reste, sous conditions, accessible à certains opérateurs agréés sur les nids de frelons. C’est l’incohérence dénoncée par le journal Fakir à propos des colliers antipuces : « interdit ici, autorisé là ».
Ce qu’ALLO FRELONS utilise aujourd’hui, en toute transparence
Nous pensons que la transparence vaut mieux que la posture, c’est pourquoi nous tenons à être clairs. Voici ce que nous utilisons sur le terrain en 2026, et ce que cela signifie réellement pour l’environnement et la santé.
Aujourd’hui, nos interventions de destruction de nids de frelons et de guêpes reposent sur deux substances actives autorisées, jamais sur de l’acétamipride :
- La poudre de pyrèthre végétal, extrait naturel de la fleur de Chrysanthemum cinerariaefolium. C’est l’un des rares insecticides autorisés en agriculture biologique. Mode d’action : il bloque les canaux sodium des neurones d’insectes, provoquant une paralysie rapide. Côté environnement : sa demi-vie est très courte (quelques heures à quelques jours sous UV), ce qui limite drastiquement sa persistance dans le sol et l’eau. Côté toxicité : faible toxicité chez les mammifères (DL50 orale rat : 200 à 2 600 mg/kg), mais c’est un allergène reconnu chez l’humain et un toxique aigu pour les abeilles, les chats et les poissons au moment de l’application. Ce n’est donc pas un produit anodin, mais sa courte rémanence en fait l’une des options les moins persistantes du marché.
- La poudre de perméthrine, un pyréthrinoïde de synthèse dérivé du pyrèthre naturel. Mode d’action identique (canaux sodium), mais molécule beaucoup plus stable. Demi-vie dans le sol : de l’ordre de 30 jours, parfois plusieurs mois selon les conditions. La perméthrine est très toxique pour les organismes aquatiques (poissons, crustacés, daphnies), très toxique pour les abeilles, et extrêmement toxique pour les chats (qui ne possèdent pas l’enzyme nécessaire pour la métaboliser). Chez l’humain, elle est classée par l’US-EPA comme « possiblement cancérogène » par voie orale, et des études chroniques pointent des perturbations neurologiques et endocriniennes à fortes doses ou exposition prolongée. Elle est très utilisée hors pest control (imprégnation de vêtements antimoustiques, traitements contre les poux et la gale, anti-acariens).
Soyons clairs : aucun de ces deux produits n’est neutre pour l’environnement. La différence avec un néonicotinoïde comme l’acétamipride se joue sur trois points décisifs : la persistance (beaucoup plus courte, surtout pour le pyrèthre), le caractère non systémique (les pyréthrinoïdes ne sont pas absorbés par les plantes), et le mode d’application ciblé (poudrage dans un nid vs pulvérisation sur des hectares de cultures).
Comment nous réduisons drastiquement les quantités utilisées
L’enjeu, depuis 5 ans, c’est moins le choix de la molécule que la quantité réellement libérée dans l’environnement. Et là, deux outils ont changé la donne dans notre métier.
👉 La Vespikill DHP40, poudreuse radiocommandée sans fil conçue en France, nous permet d’injecter une dose précise directement dans le nid, sans pulvérisation diffuse. En pratique, nous n’utilisons plus que 10 à 40 grammes de poudre par nid, formulée à 5 grammes de principe actif par kilo de poudre. Autrement dit : 0,05 à 0,2 gramme de matière active par intervention, ciblée dans la cavité du nid, là où elle agit — pas autour. À comparer aux quantités historiquement libérées par les anciennes méthodes de pulvérisation, parfois 10 à 50 fois supérieures. Nous détaillons les caractéristiques et notre retour terrain dans notre test complet de la Vespikill DHP40.
👉 Le Beezen (« My Beezen »), dispositif mécanique d’aspiration équipé de modules tranchants cylindriques, permet — sur les petits nids primaires de début de saison — d’aspirer les frelons directement dans le nid avant tout traitement. Intérêt opérationnel : on évite que des ouvrières s’envolent en transportant la poudre sur leurs poils, et donc qu’elles la disséminent dans l’environnement immédiat (jardins, ruchers, points d’eau). Nous avons testé l’outil en conditions réelles dans une vidéo dédiée sur notre chaîne YouTube ALLO FRELONS, dans laquelle nous expliquons aussi pourquoi cet outil doit rester réservé à des professionnels équipés (combinaison anti-frelon asiatique, formation, dès qu’il y a des ouvrières présentes dans le nid), et n’est pertinent que sur certains types de nids.
- Hier : pulvérisation diffuse, plusieurs centaines de grammes de poudre par intervention.
- Aujourd’hui : injection ciblée Vespikill DHP40, 10 à 40 g de poudre, soit 0,05 à 0,2 g de matière active par nid.
- Demain : aspiration mécanique préalable (Beezen) sur les nids accessibles, qui réduit encore le besoin biocide et sa dissémination.
Notre hiérarchie d’intervention
Concrètement, voici l’ordre dans lequel nous abordons chaque chantier :
- Méthode physique d’aspiration et de destruction mécanique chaque fois que c’est techniquement possible (nids primaires accessibles, frelons européens en cavité, certains essaims).
- Injection ciblée à très faible dose (Vespikill DHP40) pour les nids hauts, encastrés, ou trop développés pour une intervention mécanique seule.
- Piégeage sélectif au printemps pour les fondatrices de frelon asiatique, qui réduit en amont le nombre de nids à traiter en été, encore que ça reste à prouver.
- Pédagogie et cohabitation : nous informons systématiquement nos clients que guêpes communes et frelons européens (Vespa crabro) sont des auxiliaires utiles qui régulent naturellement de nombreux insectes. Un nid de frelons européens loin du passage, en hauteur, n’a souvent pas besoin d’être détruit.
Et pour les autres nuisibles ? Lutte biologique et bioprédation
Beaucoup de nos clients nous interrogent sur d’autres « nuisibles » du jardin. À chaque fois que c’est possible, nous orientons d’abord vers la lutte biologique et la bioprédation, c’est-à-dire l’utilisation d’organismes vivants ou de leurs métabolites pour réguler une population, plutôt qu’un biocide chimique :
- Moustiques : Bacillus thuringiensis israelensis (Bti) — une bactérie totalement spécifique qui ne touche que les larves de moustiques et certains diptères, sans impact sur les autres espèces ; aménagement des points d’eau ; introduction de prédateurs (gambusies, hirondelles, chauves-souris en favorisant les gîtes).
- Pyrale du buis (Cydalima perspectalis) : Bacillus thuringiensis kurstaki (Btk), pièges à phéromones sexuelles pour le suivi des vols, encouragement des mésanges et des frelons européens (qui consomment les chenilles).
- Chenilles processionnaires du pin et du chêne : éco-pièges à descente le long du tronc, pièges à phéromones pour les papillons mâles, installation de nichoirs à mésanges (une mésange charbonnière consomme jusqu’à 500 chenilles par jour pour nourrir sa nichée), Bacillus thuringiensis.
Ces approches demandent plus d’anticipation et un suivi régulier, mais elles n’enclenchent pas le cercle vicieux toxique–résistance–surutilisation que nous documentons dans ce dossier. Et elles préservent les pollinisateurs et la microfaune du sol.
ALLO FRELONS Mission Repeuplement
Détruire (pour sécuriser) fait partie de notre métier — mais nous voulons aussi contribuer au repeuplement des pollinisateurs. C’est l’esprit de « ALLO FRELONS Mission Repeuplement », notre programme dédié à la protection des pollinisateurs, à la sensibilisation environnementale et à des actions concrètes de repeuplement (récupération d’essaims d’abeilles par les apiculteurs partenaires plutôt que destruction, financement de ruches via une fraction du prix de chaque intervention, partenariats avec des structures apicoles locales et l’association J’Essaime Ma Planète). C’est notre manière, modeste mais concrète, de boucler la boucle : chaque nid de frelons traité au plus juste contribue, en retour, à reconstituer des colonies d’abeilles.
Loi Duplomb 2 : le contenu exact du texte en mai 2026
La proposition de loi déposée le 30 janvier 2026 par Laurent Duplomb et quatre cosignataires (Franck Ménonville, Bernard Buis, Henri Cabanel, Vincent Louault) a été remaniée après l’avis du Conseil d’État du 26 mars 2026. Voici sa version actuelle :
- Article 1 : autorisation dérogatoire de l’enrobage de semences de betteraves sucrières au flupyradifurone — durée 1 an, renouvelable deux fois en cas de « menace grave compromettant la production ».
- Article 2 : autorisation dérogatoire de la pulvérisation d’acétamipride et de flupyradifurone sur betteraves sucrières — durée 1 an non renouvelable.
- Article 3 : autorisation dérogatoire de la pulvérisation d’acétamipride et de flupyradifurone sur noisettes, pommes et cerises — durée 1 an non renouvelable.
- Garde-fous ajoutés : avis préalable obligatoire de l’ANSES (sous deux mois), retrait automatique si une étude scientifique démontre un risque grave, encadrement réglementaire des modalités.
La stratégie de Laurent Duplomb : intégrer ces mesures au projet de loi d’urgence agricole, présenté en Conseil des ministres début avril 2026 et examiné à l’Assemblée nationale en mai-juin 2026. Une nouvelle saisine du Conseil constitutionnel est probable, sous l’impulsion des associations.
🐝 La position d’ALLO FRELONS
Notre métier nous met chaque jour au contact des hyménoptères — pollinisateurs comme prédateurs — et de leurs interactions avec un environnement de plus en plus malmené. À partir de cette expérience de terrain, voici notre position, en quatre points clairs.
1. La détresse agricole est réelle, et la caricaturer serait malhonnête. Une récolte de noisettes anéantie par la punaise diabolique, une parcelle de betteraves dévastée par la jaunisse, c’est un drame humain et économique. Les agriculteurs portent une charge de risque que la société sous-estime, et la « distorsion de concurrence » européenne est un fait.
2. Mais la réintroduction de l’acétamipride serait une faute scientifique et démocratique. Quand l’EFSA divise par 5 la dose journalière admissible, quand le Conseil constitutionnel et le Conseil d’État alertent à l’unisson, quand 2,1 millions de citoyens signent une pétition, quand l’ANSES dit que des alternatives existent — il y a un moment où l’argument du « courage politique » se retourne. Le courage, en mai 2026, ce n’est pas de réintroduire un néonicotinoïde. C’est d’accompagner sérieusement la transition.
3. Le rendement betterave 2025 change la donne. 91 tonnes/hectare sans aucun néonicotinoïde, en pleine pression pucerons : ce résultat invalide factuellement le récit de l’« impasse technique ». Il ne dit pas que toutes les filières sont sauvées — la noisette est dans une situation différente. Mais il oblige à reformuler le problème : combien faut-il mettre sur la table pour soutenir techniquement et financièrement la noisette, la cerise et la pomme, plutôt que de réautoriser une molécule controversée ?
4. Notre engagement opérationnel. Comme nous l’avons détaillé plus haut, ALLO FRELONS n’utilise pas d’acétamipride, mais de la poudre de pyrèthre végétal et de perméthrine, en quantités infimes grâce à l’injection ciblée Vespikill DHP40 (10 à 40 g de poudre, 0,05 à 0,2 g de matière active par nid). Nous combinons cela à l’aspiration mécanique (Beezen) quand elle est possible, au piégeage sélectif des fondatrices, et à la pédagogie : tout hyménoptère n’est pas à détruire. À nos clients qui nous interrogent sur les moustiques, la pyrale du buis ou les chenilles processionnaires, nous proposons d’abord la lutte biologique. Et via ALLO FRELONS Mission Repeuplement, nous contribuons activement à la reconstitution des colonies d’abeilles.
En résumé : nous soutenons un moratoire ferme sur la réintroduction de l’acétamipride et du flupyradifurone, conjugué à un plan d’urgence d’accompagnement des filières en difficulté (financement, recherche INRAE/PNRI, harmonisation européenne via Bruxelles, et non par dérogation nationale).
Conclusion : un dossier qui ne fait que commencer
La loi Duplomb, dans ses deux versions, est devenue le marqueur d’une fracture profonde — non pas entre « agriculteurs » et « écologistes », mais entre deux conceptions de l’agriculture française. D’un côté, un modèle productiviste qui demande à reprendre les outils chimiques d’avant 2018 pour survivre dans un marché européen non harmonisé. De l’autre, une coalition large — citoyens, scientifiques, médecins, apiculteurs, paysans de la Confédération, ONG — qui considère que ces outils nous emmènent vers une impasse sanitaire et écologique, et que l’avenir se joue dans la transition agroécologique.
L’issue du dossier Duplomb 2, dans les prochaines semaines à l’Assemblée nationale et au Sénat, dira beaucoup. Mais une chose est déjà acquise : la mobilisation citoyenne d’Éléonore Pattery, le rendement betterave 2025, l’avis EFSA de mai 2024, la première procédure d’infraction européenne sur les néonicotinoïdes — tout cela rend la position « pas d’alternative, pas de problème » de moins en moins défendable.
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Foire aux questions
Qu’est-ce que la loi Duplomb en quelques mots ?
Promulguée le 11 août 2025 sous le n° 2025-794, la loi Duplomb vise officiellement à « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur ». Elle facilite les retenues d’eau, allège la réglementation des élevages intensifs et prévoyait — avant censure constitutionnelle le 7 août 2025 — la réintroduction par dérogation de l’acétamipride, un néonicotinoïde interdit depuis 2018.
La loi Duplomb est-elle passée ?
Oui pour la première version, adoptée définitivement le 8 juillet 2025 (316 voix contre 223) et promulguée le 12 août 2025. Mais son article-clé sur l’acétamipride a été censuré par le Conseil constitutionnel le 7 août. Une seconde proposition, « Duplomb 2 », a été déposée le 30 janvier 2026 et est en cours d’examen.
Pourquoi l’acétamipride est-il interdit en France ?
L’acétamipride est interdit en France depuis le 1er septembre 2018, en application de la loi Biodiversité de 2016. Cette interdiction se justifie par sa toxicité avérée pour les insectes pollinisateurs (effets létaux aigus et effets sublétaux sur la mémoire, l’orientation et la reproduction) et par les soupçons de neurotoxicité développementale chez l’humain — confirmés par l’EFSA en mai 2024, qui a divisé par 5 la dose journalière admissible.
Quel pays interdit l’acétamipride ?
La France est aujourd’hui le seul État membre de l’Union européenne à interdire totalement l’acétamipride en agriculture. La molécule est autorisée jusqu’au 28 février 2033 dans les 26 autres États membres. C’est l’argument-massue des partisans de la loi Duplomb (« distorsion de concurrence ») et la raison pour laquelle PAN Europe et plusieurs ONG demandent désormais une suspension à l’échelle européenne.
Comment remplacer les néonicotinoïdes ?
Selon les rapports ANSES (2018) et INRAE (octobre 2025), 96 % des usages disposent d’au moins une alternative, et 78 % d’au moins une méthode non chimique : lutte biologique (auxiliaires, parasitoïdes, Lecanicillium muscarium), biopesticides, choix variétaux tolérants, plantes compagnes (orge dans la betterave), rotation, infrastructures agroécologiques. Le programme INRAE PNRI mobilise 7,2 M€ depuis 2021 sur ces alternatives.
L’acétamipride est-il utilisé pour détruire les nids de frelons asiatiques ?
Oui, certaines entreprises de pest control utilisent l’acétamipride pour la destruction des nids de frelons asiatiques (poudrage via perche télescopique), car cet usage relève du règlement européen sur les biocides (BPR) et non de l’interdiction agricole française de 2018. ALLO FRELONS a fait le choix de ne pas y recourir et utilise à la place de la poudre de pyrèthre végétal ou de perméthrine, en quantités très réduites grâce à l’injection ciblée Vespikill DHP40.
Quelle poudre insecticide ALLO FRELONS utilise-t-il pour détruire les nids ?
ALLO FRELONS utilise deux substances actives biocides autorisées : la poudre de pyrèthre végétal (extrait naturel de chrysanthème, autorisé en agriculture biologique, à demi-vie très courte) et la poudre de perméthrine (pyréthrinoïde de synthèse, plus persistant mais ciblé). Grâce à l’injection Vespikill DHP40, nous n’utilisons plus que 10 à 40 g de poudre par nid, soit 0,05 à 0,2 g de matière active — une fraction de ce qu’imposaient les anciennes méthodes de pulvérisation.
Existe-t-il des alternatives écologiques aux insecticides contre les moustiques ou les chenilles processionnaires ?
Oui. Pour les moustiques, le Bacillus thuringiensis israelensis (Bti) cible spécifiquement les larves de diptères sans affecter les autres espèces ; les gambusies et l’aménagement des points d’eau sont efficaces. Pour les chenilles processionnaires, on combine éco-pièges, pièges à phéromones, installation de nichoirs à mésanges (une mésange consomme jusqu’à 500 chenilles par jour) et Bacillus thuringiensis. Pour la pyrale du buis : Btk et pièges à phéromones. ALLO FRELONS oriente ses clients vers ces solutions biologiques quand elles sont applicables.
Sources et références
- Conseil constitutionnel, décision n° 2025-XXX DC du 7 août 2025 (censure de l’article 2 de la loi Duplomb).
- LOI n° 2025-794 du 11 août 2025 visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur, JORF du 12 août 2025 (Légifrance).
- EFSA, Statement on the toxicological properties and maximum residue levels of acetamiprid and its metabolites, mai 2024 — neurotoxicité développementale, DJA abaissée à 0,005 mg/kg pc/jour.
- CJUE, arrêt du 19 janvier 2023, affaire C-162/21, Pesticide Action Network Europe e.a. — interdiction des dérogations sur semences traitées.
- Pétition « Non à la loi Duplomb » d’Éléonore Pattery, plateforme des pétitions citoyennes de l’Assemblée nationale (juillet 2025).
- ANSES, Risques et bénéfices des produits phytopharmaceutiques à base de néonicotinoïdes et de leurs alternatives, rapport d’expertise collective, 2018 ; mise à jour INRAE/Ecophyto, octobre 2025.
- Conseil d’État, avis du 26 mars 2026 sur la proposition de loi dite « Duplomb 2 ».
- Laurence Girard, Le Monde, articles de décembre 2025 sur le rendement betterave 2025 (91 t/ha).
- Reporterre, enquête de septembre 2025 sur les 213 produits biocides contenant de l’acétamipride.
- UNAF (Union Nationale de l’Apiculture Française), communiqués 2025-2026 sur l’acétamipride.
- Avenir Santé Environnement, étude sur 72 enfants de la région rochelaise, octobre 2024.
- Ministère de la Transition écologique, données « SISE-EAUX » 2019-2022 — pesticides dans les nappes phréatiques.
- France Nature Environnement, Loi Duplomb 2 : le retour des néonicotinoïdes, février 2026.
- PAN Europe, demande de suspension de l’approbation européenne de l’acétamipride, mai 2025 ; campagne Save Our Brain.
- Générations Futures, analyse de la PPL Duplomb 2, février 2026 ; recensement de plus de 50 études toxicologiques.
- Pollinis, Lettre ouverte sur l’avis du Conseil d’État, mars 2026.
- INRAE, Programme National de Recherche et d’Innovation (PNRI) « Sortie des néonicotinoïdes en betterave », 2021-2026.
- Nature Scientific Reports, étude 2024 sur les effets sublétaux de l’acétamipride sur la mémoire et la reconnaissance sociale des abeilles mellifères.
- INSERM, expertises collectives sur les Pesticides et santé, 2013 et 2021.
Dernière modification le mai 16, 2026 par Guillaume Castagné
