Le Beezen, outil présenté le 26 février 2025 dans l'émission "Qui veut être mon associé".
février 26, 2026

“J’ai acheté un piège anti-frelons sur Internet… et j’ai failli finir aux urgences.”

Par Guillaume Castagné

Manuel Augusto a présenté son piège anti-frelons dans “Qui veut être mon associé ?” Quand un inventeur de solution contre le frelon asiatique débarque en prime time sur Qui veut être mon associé ?, forcément, ça intrigue. Pitch millimétré, innovation “écologique”, promesse d’efficacité mécanique sans insecticide… Sur le papier, le BeeZen coche toutes les cases de l’époque : durable, ingénieux, made in France. Mais une invention médiatisée n’est pas forcément une solution terrain. Chez ALLO FRELONS, on regarde ce type d’innovation avec intérêt — et avec recul. Oui, le principe mécanique est intelligent. Oui, agir au printemps sur les reines fondatrices est stratégique. Mais non, un passage télé ne remplace ni l’expérience, ni la formation, ni l’équipement professionnel adapté. La télévision vend une promesse. Le terrain impose une réalité. Dans cet article, on vous explique pourquoi l’idée mérite d’être analysée… et pourquoi, malgré l’effet vitrine, la gestion des nids de Vespa velutina ne s’improvise pas.

Le printemps.
Le soleil.
Les cafés en terrasse.
Et… le réveil des reines de Vespa velutina, le célèbre frelon asiatique.

Oui, pendant que vous sortez le barbecue, elles, elles sortent du sol. Objectif : fonder un empire de 5 000 individus minimum. Ambiance.


Le jour où j’ai cru à “l’invention miracle”

Un inventeur génial.
Un tube télescopique.
Un aspirateur.
Une médaille au Concours Lépine.

Et cette promesse délicieuse :

“Écologique. Sans produit chimique. Simple.”

Le piège ? Le BeeZen.
Le principe ? Aspirer les frelons directement dans le nid.
Le résultat ? Disons que sur le papier… c’est brillant.

Dans la vraie vie ? C’est une autre histoire.


Le fantasme du “je vais le faire moi-même”

Scène réelle.
Un escabeau.
Une perche de 3,50 m.
Un nid.
Des frelons qui n’ont pas reçu le mémo “innovation écologique”.

Spoiler :
Le problème avec les frelons asiatiques, ce n’est pas leur taille.
C’est leur réaction collective.

Un nid attaqué = défense coordonnée.
Et un humain sur une échelle + adrénaline + 30 frelons agressifs = statistiquement, la chute arrive avant la piqûre.

Un urgentiste nous l’a confirmé :
La majorité des hospitalisations liées aux nids d’hyménoptères ?
Des fractures. Et souvent des piqûres en plus.

ça veut dire que vous recommandez à des particuliers qui sont des non-initiés, de régler le problème seul d’un nid de frelons ? C’est un peu particulier comme choix.

Alice Lhabouz, jury de l’émission « Qui veut être mon associé ? » programme M6

Oui, l’outil est ingénieux.

Non, ce n’est pas un jouet.

Le BeeZen repose sur un principe mécanique intéressant :

  • aspiration directe
  • destruction interne
  • zéro insecticide

Sur de petits nids primaires, au printemps, l’idée peut séduire.

Mais en 20 ans de terrain, chez ALLO FRELONS, on a appris une chose :

Le danger n’est pas l’outil.
Le danger, c’est la fausse sensation de contrôle.

Une combinaison d’apiculteur classique ne protège pas correctement contre le frelon asiatique.
Une tenue professionnelle adaptée, si.
Une formation, aussi.

Et surtout : l’expérience.

L’outil peut s’avérer efficace sur les petits nids embryonnaires en début de saison. La reine fondatrice n’est pas agressive. Mais dès que les premières ouvrières naissent, l’opération peut s’avérer BEAUCOUP plus périlleuse?


Le vrai sujet : le timing

On croit qu’il faut agir en été.
Erreur.

L’été, c’est le résultat.
Le printemps, c’est la source.

Capturer une reine fondatrice au printemps, c’est éviter 5 000 frelons en août.
C’est mathématique.

Mais agir tôt ne veut pas dire agir seul.


L’ironie de l’époque

On veut du :

  • zéro produit chimique
  • 100 % écologique
  • DIY
  • rapide
  • pas cher

Et on oublie que la biodiversité et la sécurité, ce n’est pas un tutoriel YouTube.

Le frelon asiatique n’est pas un moustique.
C’est une espèce invasive structurée, territoriale et défensive.


Ce que 3 500 avis clients disent vraiment

Depuis 2006, Guillaume Castagné et le réseau ALLO FRELONS interviennent partout en France.

Des dizaines de milliers de nids.
Des interventions en urgence.
Des techniciens certifiés Certibiocide.
Des garanties jusqu’au 31 décembre (cycle biologique oblige).

Ce n’est pas spectaculaire.
Ce n’est pas viral.
Mais c’est maîtrisé.

Et ça, c’est moins sexy qu’un tube aspirant médaillé d’or.


Alors, faut-il acheter ce piège ?

Honnêtement ?

L’innovation mérite d’exister.
La logique mécanique est intéressante.
La médaille au Concours Lépine n’est pas volée.

Comme nous l’expliquons dans la vidéo ALLO FRELONS où on analyse l’outil, pour un nid embryonnaire où il n’y a que la reine, et si le nid est facile d’accès, c’est sûrement une bonne idée. Si vous êtes professionnel de la désinsectisation des nids de guêpes et frelons, le My Beezen vous sera sûrement utile. Vous travaillerez plus proprement. Dans tous les autres cas (c’est à dire si vous n’êtes pas pro et que le nid contient plusieurs individus, nous mettons en garde d’un danger immédiat !)

Mais si vous êtes :

  • sur une échelle
  • sans combinaison professionnelle
  • face à un nid actif
  • persuadé que “ça va le faire”

Alors ce n’est plus une invention écologique.
C’est un pari plus que risqué parfois perdu d’avance.


La vérité terrain

Un nid mal géré ne disparaît pas.
Il se déplace.
Il s’énerve.
Il se défend.

Et parfois, il gagne.


La vraie écologie et le bon sens

Chez ALLO FRELONS, on défend :

  • l’intervention raisonnée
  • la protection des pollinisateurs et des organismes non-cibles
  • l’action au bon moment
  • la sécurité avant tout

Parce que la vraie écologie, ce n’est pas bricoler un nid à 3 mètres de haut.
C’est comprendre le cycle biologique.
C’est agir stratégiquement.
C’est savoir quand appeler un professionnel.


Le printemps revient.
Les reines aussi.

La question n’est pas :
“Est-ce que je peux le faire ?”

La question est :
“Est-ce que je dois le faire ?”

Et ça, c’est toute la différence entre une médaille…
et une intervention maîtrisée.


Ce que les gens pensent du Beezen — Synthèse des commentaires Facebook

1. Scepticisme massif sur la sécurité

C’est de loin le sentiment dominant. Les internautes doutent fortement que le grand public puisse utiliser un tel outil sans se mettre en danger.

Christian Mahieu : « Je voudrais voir une démonstration sur un vrai nid ! Pas sûr que ça se passe bien pour lui 😅 »

Al Ws : « Pas sûr que ce soit fiable pour un gros nid, vu le nombre [de frelons], va avoir des grosses crampes à le tenir à bout de bras 😳 »

Bruno NO : « C’est bien pour la reine au début mais après c’est un truc dangereux. Tu fais comment avec une colonie pour vider le sac 😂 ou si il n’aspire plus ? »

Frederick Sobrevilla : « C’est un rigolo le mec, j’aimerais le voir en action devant un nid. Pas sûr qu’il reste à proximité 🤣 »


2. Rejet catégorique — « Jamais sans un pro »

Un très grand nombre de commentateurs affirment qu’ils n’utiliseront jamais cet outil et préfèrent confier la destruction du nid à un professionnel.

Marina Vaillant : « Même pas en rêve je touche [à ça], j’appelle un pro pour les frelons »

David Oliveira : « Je pense que rien ne vaut une intervention de professionnel compétent et qualifié dans le domaine. C’est beaucoup trop dangereux de le faire soi-même. »

Isabelle Hélias Placuzzi : « Même pas en rêve, je préfère faire appel à un professionnel même pour un nid primaire, ma sécurité est précieuse »

Sab Corneille : « Je ne vais pas risquer une piqûre, il y a des personnes pro et payées pour ça »

Pat Col : « Mdr il est trop fort lui, même pas en rêve »


3. Réactions de professionnels du secteur — Indignation et mise en garde

Plusieurs comptes de professionnels désinsectiseurs sont intervenus pour alerter sur la dangerosité du concept.

Etienne LGF (compte vérifié, spécialiste frelons asiatiques, 37 réactions) : « C’est quand même compliqué de dire aux gens allez-y, vous risquez rien 🤣 » — commentaire le plus plébiscité de la publication.

Cyprien Feriés abeilles et nuisibles (compte vérifié) : « Non mais n’importe quoi, j’en ai vu des conneries mais alors là ça continue, cette bêtise on avait déjà vu il y a 2 ans »

Renaud Nicolas : « On lui explique la dangerosité de son invention. Les nids secondaires avec 15 000 individus. Les attaques instantanées et fulgurantes… »

Proxi Nuisibles : « Je propose que ce bon monsieur endosse la responsabilité entière en cas d’accident avec sa connerie ! »

Kevin Demarthe (en s’adressant à un collègue désinsectiseur) : « …vous avez encore de beaux jours hahaha »


4. Inquiétude pour la sécurité publique

Certains utilisateurs vont plus loin et qualifient l’inventeur de dangereux pour autrui.

Élodie Charaix Privé : « Il va tuer des gens ce monsieur, il est fou »

Leïl Lee : « Ce monsieur est un danger public 😱 »

Faboune Lev : « C’est complètement inconscient »

Gorecki Henryk : « À éviter d’utiliser cet objet sans combinaison adéquat »


5. Humour et second degré

Quelques commentaires jouent sur le registre de l’humour noir.

Zaza Ztar : « 🚨 Spoil alert 🚨 : « Et à la fin il meurt ! » »

Juju Collet : « C’est le même principe que la marmotte et le papier d’alu finalement… 😅 »


Conclusion

Les commentaires, quasi unanimes, envoient un message fort : le Beezen est perçu comme un gadget dangereux et irresponsable, notamment par les professionnels de la désinsectisation. La quasi-totalité des internautes indique qu’ils préfèrent appeler un professionnel plutôt que de tenter de détruire eux-mêmes un nid de frelons asiatiques. Le commentaire d’Etienne LGF (professionnel spécialisé, compte vérifié) est le plus populaire avec 37 réactions, ce qui en fait la voix la plus représentative de l’opinion générale sur la publication.

Dernière modification le février 26, 2026 par Guillaume Castagné

À propos de l’auteur

Guillaume Castagné est cofondateur d’ALLO FRELONS. Il travaille depuis plusieurs années sur les problématiques liées au frelon asiatique, en s’appuyant sur l’observation de terrain, les données scientifiques et l’évolution des pratiques professionnelles en France.