Désinfection. Les métiers liés à l’hygiène

La désinfection et les métiers liés. Tout savoir dans cet article.

L’actualité récente a montré l’importance des métiers de la désinfection. L’hygiène et la prophylaxie sanitaire sont aujourd’hui au centre de notre société. Ils sont les garants de bien des facettes de nos vies. Il a suffit qu’un virus rentre dans nos vie pour qu’il menace nos activités personnelles. Nos activités professionnelles subissent l’impact des virus et bactéries. Nous voyons aujourd’hui des épidémies bouleversant l’économie mondiale ainsi que la vie de centaines de milliers de personnes à travers le monde. Elles prennent des formes parfois aussi bien politiques que sanitaires.

Nous allons voir ce qu’est concrètement la désinfection. Voyons aussi qui est demandeur de tels services, quelles sont les pratiques employées. Enfin nous analyserons ce qu’a changé la pandémie de coronavirus dans différents domaines.

image 7 - Désinfection. Les métiers liés à l'hygiène

Qu’appelle-t-on désinfection ?

La désinfection consiste à éliminer des germes dans un milieu ou un environnement défini. Le but est de limiter des risques de contamination ou de contagion liés à ces agents pathogènes. En désinfectant on limite la quantité de germes pathogènes afin de réduire les risques de contamination.

Désinfection des bactéries et virus

Il convient de distinguer deux grandes familles d’agents pathogènes contre lesquelles l’entreprise de désinfection va devoir lutter. Les bactéries sont des êtres vivants microscopiques. Elles sont en outre le plus souvent mono-cellulaires. De plus, elles vont entraîner des maladies par reproduction excessive dans l’organisme qu’elles auront pénétré. Pour éliminer une bactérie on utilise une substance dite antibiotique. Les virus sont également trop petits pour qu’on les observe à l’œil nu. Ils correspondent à des chaînes d’ADN qui vont se fixer sur l’ADN existant des noyaux cellulaires. Ils vont modifier ainsi leur structure chromosomique. Il n’y a pas de traitement possible aux virus. La seule solution est d’aider l’organisme hôte à reconnaître à priori le virus. C’est le rôle d’un vaccin, qui sert de portrait robot pour lancer la fabrication des anticorps par le système immunitaire. Mais attention, aujourd’hui, tous les traitements appelés vaccins n’en sont pas forcément.
On expérimente certaines thérapies de traitement géniques à grande échelle avec plus ou moins de réussite et de risques. On encourage partout dans le monde les populations a adhérer à ces tests. Vaste sujet de controverse. Quand la science doute, le politique et l’argent s’en mêlent. Le propre de la science a toujours été de douter. Cependant les personnes influentes présentant des conflit d’intérêts ont l’air sûres… bref, c’est un autre sujet.

Actions préventives / actions curatives

Avant de parler de désinfection, qui représente une action curative réparatrice d’un milieu, il convient de mettre en place toute une série d’actions préventives. En ce qui concerne de limiter la présence de germes, on parle de prophylaxie. Ce sont donc les mesures prophylactiques qu’il faut adopter. Des campagnes d’informations peuvent donc être mises en place pour présenter l’ensemble des bonnes pratiques adaptées à une activité ou un tâche.

La bonne hygiène est souvent la base d’une prophylaxie efficace. Pour la dératisation ou la lutte contre les blattes et cafards par exemple, il faudra éviter de laisser traîner des déchets organiques proche des lieux de vis. Pour éviter la gastro-entérite due à la bactérie Escherichia coli, il faudra prendre soin de ne pas consommer de l’eau souillée ainsi que bien se laver les mains après une baignade dans un milieu suspect, ou ne pas oublier de se laver les mains en sortant des toilettes. Si l’infection se vérifie à cause ou non du non respect des actions préventives, il convient alors d’engager une action curative : la désinfection.

On utilise un protocole précis pour éliminer un maximum de germes pathogènes, de façon à limiter au maximum le risque de transmission de l’environnement aux individus, puis aux individus entre eux. Les méthodes, les produits, les doses, rien ne se fait au hasard. La désinfection est une vraie spécialité, une vraie profession. Un suivi de la situation peut-être également nécessaire pour éviter une recontamination.

Cadre législatif. Les professions réglementées

Les métiers de santé, de l’agro-alimentaire, de la restauration et du tourisme, du logement et tous métiers qui nécessitent l’accueil de public rentrent dans un cadre législatif plus ou moins strict en ce qui concerne le nettoyage et la désinfection des installations et des locaux. Les manquements en terme de salubrité sont fautes graves aux yeux de la justice. Chaque profession a donc des besoins qui lui sont propres. Dans ces métiers, les tâches de désinfection peuvent s’accomplir en interne dans l’entreprise. Par contre, si la mission est trop difficile, on la confie à des prestataires spécialistes en désinfection.

Qui a besoin de prestations de désinfection ?

Les particuliers

Nettoyages divers et habitations insalubres

Certaines personnes rencontrent des difficultés d’organisation ou se laissent dépasser par le rangement et l’hygiène (même si les deux sont souvent liés). La désinfection peut dans ce cas aller de pair avec la désinsectisation et/ou la dératisation. Les infestation d’insectes nuisibles ou de rongeurs arrivent souvent quand les denrées alimentaires sont accessibles et attirantes pour eux (odeurs, appétence de certains aliments).

Syndrome de Diogène et Syllogomanie

La Syllogomanie est un trouble mental qui consiste à entasser de façon compulsive et excessive des objets du quotidien. Le syndrome de Diogène est la forme la plus grave de Syllogomanie. Il consiste en un isolement social poussé à l’extrême, qui font de l’entretien du logement et de l’hygiène corporelle des besoins superflus. Plus de ménage, plus de toilette, plus de contact avec l’extérieur, cette pathologie mentale entraîne souvent un jour ou l’autre un besoin de désinfection, pour une remise à zéro.

Nettoyage et désinfection après décès

Certaines situations souvent malheureuses peuvent amener à faire appel à une société de désinfection. Les nettoyages de scènes de crimes, de suicide, d’habitation où l’on retrouve un corps sans vie depuis plusieurs jours voire semaines, sont le lot de ces entreprises spécialisées mandatées par la famille ou la justice. Le débarras d’affaires, le rangement, le nettoyage des fluides corporels, font également partie des métiers de la désinfection .

  • Nettoyages divers, habitations insalubres
  • Syndrome de Diogène et Syllogomanie
  • Nettoyage et désinfection après décès

Les métiers de la désinfection. En quoi consistent-ils ?

Professionnels demandeurs de désinfection

Ce sont souvent des entreprises dites de 3D (dératisation, désinsectisation, désinfection) ou des entreprises de nettoyage qui sont spécialistes dans les tâches de désinfections, et cela au service de diverses professions.

Tourisme

Les professionnels du tourisme, gestionnaires d’hôtels, propriétaires de chambres d’hôtes, de restaurants mais aussi de campings, se doivent de respecter une hygiène optimale et de fournir des services sécurisés au niveau bactériologique et virologique.

Santé 

Il est évident que les milieux de santé sont les plus aptes à développer des pathologies liées à des infections diverses et variées. Le public les fréquentant étant les plus concernés par les maladies et souvent aussi les plus fragiles. Une étude récente montre qu’un patient sur vingt est victime d’une infection nosocomiale (maladie que l’on contracte directement à l’hôpital).

Agro-alimentaire

Les germes se développant de manière préférentielle au contact de la matière organique, les unités et usines de production ou de distribution de nourriture doivent donc être très vigilantes quant aux germes à risques. Les listérioses, salmonelloses ou les infections aux coliformes sont l’épée de Damoclès de ces unités agro-alimentaires. Les mesures prophylactiques sont par conséquent draconiennes et les besoins en désinfection sont quasi-permanents.

Quelles sont les méthodes employées ?

En premier lieu, on pulvérise les produits qui servent désinfecter sur les surfaces à traiter à l’aide d’un simple pulvérisateur ou d’un thermo-nébulisateur. C’est un appareil pulvérisant le produit en micro-goutelettes en suspension dans l’air. On applique le produit à l’aide de lingettes désinfectantes, ou on met en place dans des pédiluves ou des sas aspergeant. Ces surfaces dépendent des milieux : elles peuvent être des bureaux, des véhicules, des salles de classe, des sols, des moquettes murales, des plans de travail, des téléphones, claviers, souris, comptoirs, terminaux de paiement par carte bancaire, chariots de supermarchés, poignées de portes et fenêtres, écrans tactiles, et tout ce qui peut être de près ou de loin en contact avec les mains.

Désinfectants bactéricides à large spectre

Ce sont souvent des produits à base d’alcool ou de chlore, qui tuent jusqu’à 99,99% des bactéries dans un milieu ou sur un support donné. La norme EN1276 est garante de l’action bactéricide d’un produit de désinfection.

Virucides

On regroupe les virucides sous la norme EN14476 . Ils se composent d’alcool et/ou de chlore, d’acide péracétique et aussi de chloroforme. Il est bon de noter qu’un produit virucide peut également être bactéricide, comme l’eau de javel ou les solutions hydroalcooliques.

Mesures complémentaires

Quand désinfecter ne suffit plus, que le milieu est trop sale, toute une série de mesures peuvent se justifier au cas par cas. Ranger une pièce, faire le tri mais aussi jeter des déchets, vider une piscine, interdire provisoirement l’accès à un vestiaire sportif, nettoyage de conduit d’aération, de ventilation ou de hôte aspirante, etc… Les professionnels de la désinfection peuvent aussi vous amener des conseils avisés sur les mesures à prendre parfois en urgence.

Epidémie de coronavirus et désinfection, qu’est-ce que ça change ?

2019 a connu une fin difficile et 2020 a début sous les plus mauvais hospices avec la pandémie mondiale de Covid-19 (coronavirus). Nous connaissons tous aujourd’hui les symptômes : fièvre, toux, nez qui coule, démangeaisons, difficultés respiratoires et problèmes neurologiques. On sait aussi que la période d’incubation se trouve dans une période comprise entre 2 et 14 jours. C’est à dire que le virus met ce temps là à se déclarer quand une personne est infectée. Le virus se transmet par serrage de mains, embrassades, éternuements, et tout autre contact volontaire ou non. Très vite les États ont décidé de confiner leurs populations. La situation mondiale étant devenue préoccupante en terme de risques de contagion, les critères d’accueil et de gestion du public ont changé dans la plupart des milieux professionnels.

Milieux de santé

Durant le confinement, les professionnels ont reporté ou annulé tous les rendez-vous médicaux qui ne relevaient pas d’une urgence vitale. Tous les efforts des professions de santé se sont portés vers les services de réanimation qui arrivaient rapidement à saturation dans certaines régions.

Pour les suspicions de coronavirus, les autorités demandaient de ne pas consulter directement au cabinet de son médecin, mais de passer par le service téléphonique du 15, afin de limiter les risques de contamination. Depuis la fin du confinement, il est préférable puis obligatoire de porter un masque sur le visage et des gants pour se rendre chez son médecin ou à l’hôpital.

Milieux scolaires

Les écoles ont fermé et se sont organisées tant bien que mal pour assurer une continuité pédagogique avec les élèves qui suivaient les cours de leur domicile. Dès le début du dé-confinement, les classes ont pu rouvrir en nombre d’élèves restreints. Des mesures de distanciation sociale ont été adoptées pour limiter les risques de contagion. Le port du masque a été largement recommandé puis rendu obligatoire. On désinfecte les classes et les lieux collectifs aussi souvent que possible.

Professionnels du tourisme et de l’habitat

S’il est un domaine où les professionnels subissent de plein fouet la crise du Covid-19 c’est bien celui du tourisme. Les structures se sont retrouvées rapidement fermées. A la réouverture, chacun devra assurer un maximum de sécurité sanitaire. Les hôtels, campings, restaurants, étant des lieux où le turn-over est quasi-quotidien, les besoins en désinfection vont être énormes, surtout durant la première saison touristique, l’été 2020.

Magasins et zones publiques

Les magasins alimentaires sont restés ouverts durant le confinement. Les professionnels ont mis en place des sens de circulation, un marquage au sol, l’usage des masques et de gants, les règles de distanciation sociale. La désinfection est aussi devenue permanente. Tapis de caisses, terminaux de paiement, sols, surfaces en contact sont désinfectés le plus souvent possible.

image 6 - Désinfection. Les métiers liés à l'hygiène

S’il fallait résumer la situation aujourd’hui, les besoins en désinfection sont énormes dans toutes les professions. Certains réalisent eux-même ces tâches, quand d’autres externalisent la gestion de la lutte contre les risques infectieux.

Pour conclure, on remarque une bonne structuration de la profession de la désinfection pour répondre à cette forte demande en respectant les règles strictes. Elles seules, garantissent la réussite des opérations de désinfection des milieux.

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